Cohorte LUCC Poumon
Projet PREDICT-EGFR
Étude rétrospective multicentrique — Information destinée aux patients et au public — Projet cadre LUCC Cancer du poumon
Lifen - L'intelligence des données au service des soignants - Plateforme de gestion documentaire médicale
Sponsors
Fondation Hôpital Saint-Joseph (Hôpitaux Paris Saint-Joseph et Marie Lannelongue)
Statut
Projet en cours
Durée de conservation des données
À compléter

Remerciements

Nous tenons à remercier sincèrement toutes les personnes dont les données de santé contribuent à cette recherche. Sans votre participation, cette étude ne serait pas possible. Chaque contribution aide les chercheurs à mieux comprendre le cancer du poumon et à améliorer les soins pour les patients d'aujourd'hui et de demain.

En bref

Nom de l'étude : PREDICT-EGFR

Type d'étude : Étude rétrospective (c'est-à-dire basée sur des informations médicales déjà recueillies dans le passé, sans modification de votre prise en charge).

Objectif principal : Identifier des critères permettant de prédire la durée de réponse au traitement par Osimertinib chez les patients atteints d'un cancer du poumon porteur d'une mutation du gène EGFR, afin d'aider les médecins à mieux choisir le traitement le plus adapté pour chaque patient.

Nombre de patients concernés : Environ 300 personnes.

Pays : France (11 hôpitaux et centres de lutte contre le cancer).

Période de l'étude : Les patients traités jusqu'au 1ᵉʳ janvier 2024 sont concernés. L'analyse devrait être finalisée au premier trimestre 2026.

Impact sur votre prise en charge : Aucun. Cette étude n'a aucun impact direct sur vos soins. Aucun traitement n'est modifié et aucun examen supplémentaire n'est réalisé.

Qui est responsable de cette étude ?

Institution responsable : Fondation Hôpital Saint-Joseph, pour les Hôpitaux Paris Saint-Joseph et Marie Lannelongue

Médecin responsable (investigateur principal) : Dr Nadia Guezour

Contact : nguezour@ghpsj.fr — Tél. : 01 44 12 85 10

Sous-traitant technique : Lifen (structuration et pseudonymisation des données dans le cadre du projet LUCC)

Projet cadre : Projet LUCC « Cancer du poumon », dont le promoteur est le Centre de Lutte Contre le Cancer Gustave Roussy

Objectif du projet

Le contexte

Le cancer du poumon « non à petites cellules » est le type le plus fréquent de cancer du poumon. Chez certains patients (environ 10 à 15 sur 100), la tumeur présente une modification particulière (appelée mutation) d'un gène nommé EGFR (pour « Récepteur du Facteur de Croissance Épidermique »). Cette mutation est encore plus fréquente chez les personnes qui n'ont jamais fumé (plus de 50 sur 100).

Depuis quelques années, un médicament appelé Osimertinib (un comprimé pris par voie orale, chaque jour) a considérablement amélioré le pronostic des personnes dont la tumeur porte cette mutation. Ce traitement permet de contrôler la maladie pendant une durée importante.

Le problème

Malgré ses bons résultats, l'Osimertinib finit toujours, au bout d'un certain temps, par ne plus contrôler la maladie (on parle de progression de la tumeur).

Des études récentes ont montré que l'association de l'Osimertinib avec une chimiothérapie (traitement par perfusion à l'hôpital) pouvait retarder cette progression. Mais cette combinaison entraîne aussi :

  • Plus d'effets indésirables graves (64 patients sur 100, contre 27 sur 100 avec l'Osimertinib seul) ;
  • Des arrêts prématurés du traitement chez environ 24 patients sur 100, en raison de ces effets indésirables ;
  • Des hospitalisations plus fréquentes et une qualité de vie souvent diminuée.

La question de recherche

Aujourd'hui, les médecins ne disposent pas d'outil fiable pour savoir quels patients bénéficieraient réellement de l'ajout de la chimiothérapie et quels patients pourraient rester avec l'Osimertinib seul, en maintenant une bonne qualité de vie.

C'est exactement l'objectif de cette étude : développer un outil (un score) pour aider les médecins à faire le meilleur choix de traitement pour chaque patient.

Objectif principal

Identifier les facteurs (caractéristiques du patient et de la tumeur) qui permettent de prédire combien de temps le traitement par Osimertinib seul contrôle la maladie (ce qu'on appelle la « survie sans progression »).

L'objectif est de construire un score de risque permettant de classer les patients en deux groupes :

  • Un groupe à haut risque : patients chez qui la maladie risque de progresser plus rapidement sous Osimertinib seul → ces patients pourraient bénéficier de l'ajout de la chimiothérapie.
  • Un groupe à faible risque : patients chez qui l'Osimertinib seul permet un contrôle prolongé de la maladie → ces patients pourraient être maintenus sous Osimertinib seul, en préservant leur qualité de vie.

Autres objectifs

  • Évaluer la durée de vie globale des patients.
  • Comprendre les mécanismes par lesquels la tumeur résiste à l'Osimertinib dans chaque groupe.
  • Analyser la réponse de la tumeur au traitement et les effets indésirables dans chaque groupe.

Population ciblée

L'étude inclut des personnes adultes (18 ans et plus) remplissant l'ensemble des critères suivants :

  • Diagnostic : Cancer du poumon « non à petites cellules » confirmé par un prélèvement (biopsie), à un stade avancé (stade métastatique, c'est-à-dire que le cancer s'est propagé à d'autres parties du corps).
  • Mutation du gène EGFR : Présence d'une mutation spécifique du gène EGFR, confirmée par des analyses de biologie moléculaire sur le prélèvement de la tumeur.
  • Traitement : Avoir été traité en première intention par Osimertinib seul (en comprimés), avant le 1ᵉʳ janvier 2024.
  • Pas de traitement antérieur : Ne pas avoir reçu d'autre traitement pour le stade métastatique avant l'Osimertinib.

Ne sont pas incluses les personnes de moins de 18 ans, celles atteintes d'un autre cancer en parallèle, ou celles qui se sont opposées à la réutilisation de leurs données.

Origine des données

Cette étude est rétrospective et multicentrique (menée dans plusieurs hôpitaux). Cela signifie que :

  • Aucun nouveau traitement n'est testé.
  • Aucun examen supplémentaire n'est pratiqué.
  • Les chercheurs analysent des données médicales déjà existantes, recueillies lors du suivi habituel des patients.

Les données sont issues du projet LUCC (un grand projet de recherche sur le cancer du poumon). La société Lifen contribue à transformer les informations contenues dans les comptes-rendus médicaux (radiologie, biologie, consultations…) en données structurées exploitables pour la recherche, grâce à des outils d'intelligence artificielle supervisés et non génératifs (c'est-à-dire qu'ils ne créent pas d'information : ils extraient uniquement ce qui est déjà écrit dans les documents). Les résultats produits par ces outils sont vérifiés par des personnes.

Toutes les données sont pseudonymisées : votre nom et vos coordonnées sont remplacés par un code, de sorte que les chercheurs ne peuvent pas vous identifier directement.

Patients

Pourquoi participer au projet ?

A l’occasion de votre prise en charge dans un établissement de santé, certaines de vos données médicales et administratives sont collectées. Ces données sont utiles pour faire avancer la recherche.

Cette recherche, conduite dans l’intérêt public a pour but le développement des connaissances, afin de pouvoir mettre au point de nouveaux traitements, ou améliorer la prise en charge globale des patients souffrant de la même maladie que vous. Si vous acceptez que vos données soient utilisées pour cette étude, vous n’aurez aucune visite et aucun examen supplémentaire à effectuer.

Seules les informations déjà existantes dans votre dossier médical seront collectées. Aucune donnée directement identifiante (nom, prénom, ou coordonnées) n’est présente dans les cohortes.  

Si vous souhaitez vous opposer au traitement de vos données, vous pouvez exercer vos droits en informant :

  • votre médecin hospitalier vous prenant en charge pour le suivi du cancer du poumon ou ;
  • le Délégué à la Protection des Données de Lifen à l’adresse suivante : dpo@lifen.fr ;
  • ou en complétant le formulaire d'opposition.

Centres participants

Onze centres en France participent à cette étude dans le cadre du projet LUCC :

  1. Institut Gustave Roussy - Site Villejuif
  2. Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph
  3. Hôpital Foch (Suresnes)
  4. Hôpital Saint-Louis (La Rochelle)
  5. Centre Hospitalier d'Avignon Henri Duffaut
  6. Centre Hospitalier d'Auxerre
  7. Centre Hospitalier de Versailles André Mignot
  8. Centre Hospitalier Universitaire Côte de Nacre (CHU de Caen)
  9. Centre Hospitalier Côte Basque
  10. CHI Site d'Aix-en-Provence
  11. CHI Toulon La Seyne-sur-Mer - CH Sainte Musse

Comment vos données sont-elles protégées ?

La protection de vos données personnelles est une priorité absolue. Voici les mesures en place :

  • Cadre réglementaire : L'étude respecte le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) et la loi française Informatique et Libertés. Elle s'inscrit dans la méthodologie de référence MR-004 de la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés), dédiée aux recherches n'impliquant pas la personne humaine.
  • Pseudonymisation : Vos données sont codées. Votre nom et vos coordonnées ne sont jamais communiqués aux chercheurs.
  • Chiffrement : Les données sont protégées par chiffrement (codage informatique), aussi bien lors de leur transfert que lors de leur stockage.
  • Hébergement sécurisé : Les données sont hébergées chez des prestataires certifiés HDS (Hébergeur de Données de Santé), une certification exigeante imposée par la réglementation française. Lifen est également certifiée HDS.
  • Traçabilité : Toutes les actions effectuées sur les données sont enregistrées pour garantir la transparence et la sécurité.

Cette étude a-t-elle un impact sur votre prise en charge ?

Non. Cette étude n'a aucun impact direct sur vos soins :

  • Aucun traitement n'est modifié.
  • Aucun examen supplémentaire n'est pratiqué.
  • Aucune information individuelle issue de l'étude ne sera utilisée pour modifier votre parcours de soins.
  • L'étude ne peut en aucun cas être utilisée pour stigmatiser ou discriminer les personnes ou groupes inclus.

Des études complémentaires sont-elles prévues ?

Si les résultats de cette étude permettent de construire un score de risque fiable, des études futures pourront être menées pour :

  • Valider ce score sur d'autres groupes de patients et à plus long terme.
  • Guider les choix thérapeutiques entre la monothérapie par Osimertinib et l'association avec la chimiothérapie, dans le but de personnaliser au mieux le traitement.

Où trouver plus d’informations ?

Glossaire

EGFR — Gène qui, lorsqu'il est modifié (muté), peut favoriser la croissance des cellules cancéreuses du poumon.

Mutation — Modification d'un gène qui peut changer le comportement des cellules.

Osimertinib — Médicament pris par voie orale (comprimé), qui cible spécifiquement les cellules cancéreuses porteuses d'une mutation du gène EGFR.

Chimiothérapie — Traitement médicamenteux (souvent administré par perfusion) qui détruit les cellules cancéreuses, mais qui peut aussi affecter les cellules normales et entraîner des effets indésirables.

Métastase — Propagation du cancer depuis son emplacement d'origine vers d'autres parties du corps.

Survie sans progression — Durée pendant laquelle la maladie est contrôlée et ne s'aggrave pas sous traitement.

Pseudonymisation — Remplacement du nom et des données d'identification par un code, pour protéger l'identité des patients.

Étude rétrospective — Étude qui analyse des données médicales déjà recueillies dans le passé, sans intervention nouvelle.

Score de risque — Outil permettant d'évaluer la probabilité qu'un événement survienne (ici, la progression de la maladie), afin d'aider les médecins à prendre des décisions de traitement.

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